Carte Equateur

Carte Equateur
En rouge, les zones déconseillées. L'Equateur s'étale sur 270 670 km²

lundi 27 septembre 2010

Quito se lève, aura une longue journée

Je suis allée dans un centre commercial bien populaire ce dimanche. Rien à voir avec les climatisés, parking sous terrain, j'te vends du rêve américain. Celui-ci, c'est le souk à la marocaine (pour vous donner une image), produits pas chers en accord avec leur mauvaise qualité, ou tout simplement à prix coutant pour ceux qui te tiendront plus longtemps.

Au même endroit avant, se trouvait tout un tas de vendeurs dans la rue. Mais la ville de Quito a voulu sécuriser ces commerces et ses commerçants, en créant ce lieux clos. Puisqu'il est dit que auparavant, les voles de marchandises et des recettes étaient monée courante. On y rencontre pas mal de policiers, de Cubains venus faire le plein de bons prix pour ramener la marchandise dans leur pays, que tu reconnais non seuelement à l'accent mais également aux énormes sac qu'ils accumulent. Tu peux aussi entendre une femme crier "papel", qui brandit du papier toilette, et croiser un prêcheur entouré de fanatiques qui prient à haute voix. T'y trouves de tout, et peut y découvrir des spécialités équatoriennes d’antan. C'est d'ailleurs pour m'y faire gouter de la peau d'estomac de vache, et de la chaire de porc, que Pablo et sa mama m'y ont emmené.

En conclusion de cette expérience gustative, j'étais bien contente d'avoir mon jus de coco pour oublier, mais ça n'a pas été suffisant pour enlever le goût tenace, et la sensation désagréable de cette dégustation. Au départ, j'étais super motivée. Après quelques tentatives, je pouvais seulement boire la soupe qui l'accompagnait, et quelques bouchées de pommes de terres. Ça m'a totalement coupé l'apétit, comme jamais, et pour plusieurs jours. Je leur demande pourquoi ils mangent une chose pareil. Par ce que avant tout, ça n'a pas bon gout, voir pas de gout (pour la peau d'estomac), c'est incommode à manger, voir difficile à mastiquer. Et, je suis heureuse d'en apprendre autant!

Ces plats ne se trouvent pas dans n'importe quel lieu, et ne figurent pas sur les menus que j'ai consulté jusqu'à présent. Spécifiques à la Sierra, peu de personnes en réalité les connaissent et rares sont ceux qui les mangent aujourd'hui. Ils datent du colonialisme, et prouve que "tout se mange dans la vache" comme dit la mama qui termine ma peau de cochon dont je n'ai pas réussi à manger plus de deux bouchées.

Les colons pas cons, mangeaient le "meilleur" et ne laissaient aux autoctones, tous esclaves à cette époque, que les restes. C'est à dire la tête de la bête, les visères, boyaux, testicules, le cerveau, la truffe etc.. Ils ont donc appris à manger ce qu'ils avaient, et à le cuisiner. Il se peut donc qu'un jour je teste la soupe à la tête de boeuf, avec le crane encore au fond de la marmite. J'ai déjà cédé à la tentation des tripes à la plancha qui sont communément dit "le chewing-gum de l'équatorien", que j'ai finalement souvent mastiqué. Mais ne comptez toujours pas sur moi pour partager votre salami dont j'ai horreur.

J'ai terminé ce repas par une glace aux fruits (entiers Mmmmmm), pour me récompenser d'une telle bravoure.

Ayons une pensée pour tous ces z'animaux en batterie dont nous ne mangeons finalement que peu de choses... N'oubliez pas la saucisse et la rosette pour accompagner vos raclattes!

Bon appétit, et vive l'Irouleguy!

1 commentaire:

  1. 3 plats mixtes (chaires de porc, peau d'estomac, patates dans sa petite soupe) et 3 jus de coco: 4.5$

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